Monday, January 6, 2014

Patrimoine et produits culturels de Kolda au peigne fin

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Située en en Haute-Casamance à 670 km de Dakar, Kolda est accessible par la route nationale 6, communément appelée « route du Sud ». Suite au découpage administratif de février 2008, Kolda a vu Sédhiou se détacher pour être érigé en région. Du coté Est, la localité est limitée par la région de Tambacounda, au nord par la Gambie et au sud, par la Guinée Bissau et la Guinée Conakry.

Région peuplée en majorité de Peuls, de Mandingues et de Balantes avec une histoire riche en péripéties, elle compte environ 65 000 habitants selon les dernières estimations officielles. La forte présence du gibier dans cette localité est un facteur déterminant dans le développement du tourisme cynégétique. Mais son patrimoine et ses richesses culturelles la capitale du Fouladou, du Pakao et du Balantacounda, un site distingué.

Fondateur du royaume du Fouladou, au sud du Sénégal, Alpha Yaya Molo Baldé ou Alpha Molo, était un chef peul qui a régné au XIXe siècle. Il fonda le village de Ndorna en 1870 qui deviendra la capitale politique et économique du Fouladou. Son fils Moussa Molo, né à Sulabali vers 1846, lui a succéda et décida de parachever son œuvre. Il construit le tataa (résidence) de Ndorma à l’image des fortifications de défense en pierres héritées des grands empires du Soudan médiéval dont celui du Kaabu.

Aujourd’hui les ruines du tataa sont encore sur place pour perpétuer, dans la mémoire collective, les faits importants de ce patrimoine historique.

Ce Tata disposait de deux portes d’entrée principales, un puits personnel de Moussa Molo et un autre pour le public. Chacune de ses épouses avait sa « bumbaa » (grande case) et ses toilettes. Tout autour, il y avait des sortes de tranchées bien aménagées.

Entre 1887 et 1893, ce dernier collabore avec les Français et participe à la capture du marabout du Boundou, Mamadou Lamine Dramé, en décembre 1887. Mais en 1903, c’est la rupture avec la France et il s’enfuit en Gambie où il trouva la mort en 1931, époque à laquelle le Fouladou avait définitivement fini d’être une terre peul.

Les quatorze pierres de Soulabaly : Le cercle de décision

Ce site est un lieu de mémoire hautement symbolique dans l’histoire du Fouladou. Les quatorze pierres de Soulabaly symbolisent le pacte d’engagement de Alpha Molo et ses compagnons dans leur volonté de combattre les Mandingues pour libérer le Fuladu. Sur ces 14 pierres, 4 témoignent de la première rencontre au cours de laquelle l’idée a été émise et les 10 autres la décision d’aller libérer leur terroir. L’option de concertation apparait sur la disposition de ces pierres, d’où le nom : le cercle de décision.

Le tunnel de Moussa Molo

Près de Paroumba, au sud-est de Vélingara, le tunnel est long d’environ trois kilomètres. Il a été aménagé dans une grotte et a conservé une profondeur qui varie selon les niveaux. Avec une entrée très basse (il faut ramper pour entrer), le reste du parcours du tunnel a une hauteur normale permettant d’avancer debout. Cependant il faut beaucoup de courage pour y accéder, et d’ailleurs, les populations racontent qu’une femme du nom de Adama, y aurait disparue mystiquement.

Le « Tamouldé »

Le tambour de Moussa Molo était un moyen de communication qui permettait de faire des annonces sur un rayon de cinquante kilomètres. La puissance de sa résonnance revêt un caractère vraiment mystique. De nos jours, il ne reste qu’une partie de l’instrument qui n’est plus couvert d’ailleurs de peau. Il est jalousement conservé par le vieux Coly Baldé dans le village de Parumba.

L’arbre de Moussa Molo

Il se trouve au quartier Doumassou, situé au cœur de Kolda. Moussa Molo en partance pour Ndorna, village fondé en 1870 par son père Alpha Molo, a fait le tour de cet arbre devenu, du coup, sacré pour les populations de cette localité. Aujourd’hui, l’arbre rattrapé par l’urbanisation de la ville, reste un lieu de mémoire et les populations continuent d’effectuer le rituel du « Tour de l’arbre ».

Dianké Waly, dernier souverain de l’Empire du Kaabu (1843-1867) a fortement marqué les Kabunké et l’épopée de « Kansala Kelo » (la guerre de Kansala) qui est l’un des faits les plus populaires de cette page de l’histoire. Bien qu’étant un neveu des rois, Dianké Wali a été intronisé grâce à la lignée de sa mère.

Comme tous les souverains du Kaabu, le passage à Payoungou est obligatoire avant l’intronisation à Kansala. On retrouve, ainsi, sur un site près de Payoungou dans le Vélingara, des empreintes de pieds gravées sur les pierres latéritiques. Elles aidaient à prédire l’avenir en y versant de l’eau. La transformation du liquide en lait prédit le bonheur et en sang, le malheur.

Les ruines des deux Tataa associées au règne de Dianké Waly ont été répertoriées :

Le Tata de Kabendou qui a servi de résidence à Dianké Waly près de Payoungou avec des traces retrouvées dans de hautes herbes.Le Tata de Samassanssang fut plutôt un site de repli des guerriers de Dianké Waly.

Ala la kolongho qui signifie « le puits de Dieu », est découvert par un chasseur mandingue venant de Kabendou au sud de Vélingara, sur invitation de son chien. Depuis lors, jamais la nappe phréatique n’a connu un recul au niveau de ce puits.

Site qui revêt une très grande importance aux yeux des populations locales, ce puits centenaire, contiendrait de l’eau considérée comme bénite et toute prière formulée sur place serait exaucée. Entre autres faits miraculeux pour ce puits, c’est que son niveau d’eau ne bouge pas et toute personne qui y tombe accidentellement en ressort indemne.

Le Dialangbantang et le Tammbaadibi représentés respectivement par un fromager et un tabatier, assuraient la même mission. Ces deux arbres, pour ne pas dire l’esprit qui se dissimule, assuraient le test qui permettait de savoir si le roi à introniser sera apte à diriger les siens. En cas d’incapacité, le roi tombe au cours du bain de Dialangbantang qui a lieu au Village de Payoungou au Sud de Vélingara.

Le Gnagniérou : utilisé autrefois pour égayer le roi et sa cour, le Gnagniérou est un instrument de musique traditionnelle monocorde. Confectionné comme un violon, il est composé d’une calebasse recouverte d’une peau, avec une tige de bois tirant la corde. Joué avec un archet, il servait également à galvaniser le souverain et ses troupes.

Le Hoddu : joué par un Bambado, lorsque le roi recevait des hôtes de marque, le Hoddu est un instrument de musique traditionnelle à 4 cordes avec une calebasse plus allongée recouverte de peau. Ce griot   devait ainsi faire les éloges du roi dans la parfaite maitrise de la parole et de son arbre généalogique. De nos jours, il est encore joué mais assure plutôt une fonction festive.

Le Kumu : est un genre musical traditionnel joué par un groupe de cantatrices composé d’une lead-vocale, de choristes et d’une batteuse qui tambourine sur une calebasse renversée dans une bassine d’eau. Le spectacle offre des sonorités agréablement particulières et s’enrichie parfois avec le jeu du tam-tam. Le Kumu anime en général les cérémonies familiales (baptêmes, mariages…)

L’artisanat traditionnel a aussi connu ses lettres de noblesse avec un riche savoir-faire local. Ainsi, l’exemple du Kardungal, technique de traitement du coton en milieu Peul, reste un cas inédit. Le processus commence de l’égrenage du coton au filage pour aboutir au produit fini. L’outil principal de cet exercice utilisé pour le filage est aussi appelé « Kardoungal » et l’action de filer est dénommé « Yillugol » .

Localisées dans le Sinthiang Dioumou Diamanka, les Parures traditionnelles des communautés Diombonga et Laobé sont des valeurs vivantes du patrimoine culturel immatériel de Kolda. Colliers en perles, boucles accrochées aux oreilles, pendentifs sur le front, bracelets et bagues, sont autant d’accessoires colorés et vivants qui extériorisent, tout l’intérêt accordé à l’esthétique, à travers cet arsenal de séduction des jeunes filles.

Les jeux traditionnels du Wori et du Thiokki sont dans un état d’usage réel. Le Wori se fait avec des pierres dans une sorte de petite pirogue, alors que le Thiokki se joue sur terre avec des bâtonnets. Petits et grands s’y adonnent encore de nos jours.

Les fêtes et jours fériés au Sénégal

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C’est un bon travail qui permet d’organiser son agenda en fonction des jours fériés.
Revoyez s’il vous plaît la date de la fête de Pâques, si je ne trompe.
Merci de votre aide.

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Sunday, January 5, 2014

C'est Noël à Dakar !

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2013-12-20T18:29:00+00:00 http://www.au-senegal.com/c-est-noel-a-dakar,6762.html 20 décembre 2013

Envie de réveillonner dans la joie et la bonne humeur ? Assistez à l’ouverture du

Venez passer une soirée magique pour [le réveillon de Noël au Coste->http://agenda.au-senegal.com/noel-au-restaurant-le-coste,3077.html" rel=external>Festival des rythmes et des formes du monde ! Marionnettes, Père Noël, Magicien, Clown, et plein d’autres surprises ! Réservez votre table au plus vite.

Vous ne savez toujours pas quoi offrir à vos proches ? Le Marché de Noël est là jusqu’au 22 décembre dans les jardins de l’Institut culturel Léopold Sédar Senghor de 11h à 18h. Design, stylisme, accessoires, street wear, sous-verres, produits de beauté naturels, céramiques, textiles, chaussures et maroquinerie, récup’art, coton et alimentation bio...

Une sélection de créateurs pointue et des prix affichés pour vos cadeaux de fin d’année !

Ça vous dit un live avec le groupe Xalam ? Pour votre plus grand plaisir, le Just 4 U vous ouvre ses portes le 24 décembre pour un live exceptionnel avec votre groupe préféré.

Comme tous les mercredis, la grande diva de la musique sénégalaise Coumba Gawlo Seck vous donne rendez-vous au Barra Mundi pour un live à vous couper le souffle dont elle seule à le secret.

Et ce n’est pas tout ! Vous préférez passer les fêtes de Noël en famille ? Soit ! Dans ce cas vous n’aurez plus aucun prétexte pour manquer le Groupe Daara J Family au Just 4 u le 26 décembre.

Et pour ceux qui ont envie de se dégourdir les jambes, nous avons répertorié pour vous les soirées les plus hot à venir. Préparez-vous à danser toute la nuit avec :

Noël avant l’heure : pour les impatients, ce sera ce samedi 21 au Centre socio culturel de liberté 6 (Ex-Clac) La grande ambiance : grande soirée discothèque internationale(R’n’b, zouk, mbalax, coupé décalé, dance, salsa, retro etc...) Ambiance de folie, en sons et en lumières dans une salle de danse climatisée au complexe hibiscus le 24 décembreLa Xmas Party : A l’occasion de l’anniversaire de la Royal Events Team, le Versus Club se met aux couleurs de Noël et avec Dj Lunezo aux platines, la soirée du 24 s’annonce explosive.All Gold Everything : La SWAGG TEAM fait son come-back pour le mois de décembre afin de vous faire vivre d’EXCELLENTES fêtes de noël et de fin d’années. Un évènement sorti de l’ordinaire qui aura pour thème : La couleur dorée ! ALL GOLD EVERYTHING qui alliera cette fois ci ce côté classe et finesse de notre charmante clientèle. Ce sera au Nirvana Club le 25 décembre.

Nous vous souhaitons de merveilleuses fêtes de fin d’année et meilleurs vœux.

Saturday, January 4, 2014

Cartes routières

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vraiment super ces cartes au 1 : 200 000 2 semaines de trecking en casamance et dans le futa ....et vraiment ces cartes ont été super utile

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L'artisanat au Sénégal

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Vous ne trouverez pas au Sénégal des sculptures traditionnelles, des statuettes et des masques rituels comme vous pourrez en voir dans d’autres pays d’Afrique Noire, hormis dans les galeries d’art ou les marchés artisanaux où ils sont importés. Par contre, vous y découvrirez un artisanat spécifique très varié.

L'art de la récupr'

Les peintures sous verre, portraits naïfs des scènes religieuses et de la vie quotidienne, sont une des particularités du Sénégal et connaissent une nouvelle vogue grâce au tourisme.

Les djembés, tambour d’origine mandingue, a également acquis une grande notoriété et, grâce aux touristes s’est développée une très grande production.

Le domaine du textile est très développé : les tisserands, que l’on peut voir le long des trottoirs, tissent de longues et étroites bandes de coton qui seront ensuite assemblées.

Les teinturières plongent les tissus dans de grands bains de teinture, le font sécher au soleil, puis le batte pour lui donner un aspect brillant. Les tailleurs tiennent de minuscules échoppes partout dans la ville et et cousent les traditionnels boubous, réalisent les broderies en fil doré, et peuvent reproduire n’importe quel vêtement d’après la photographie d’un catalogue.

L’art du bijou s’est fortement développé. De très nombreuses boutiques tenues par des Wolofs vous proposeront des bijoux en or 18 carats, à des prix bien inférieurs à ceux de l’Europe, tandis que les Maures travaillent principalement l’argent. Ici aussi, vous pouvez demander à reproduire une parure d’après une photographie.

La poterie a d’abord un usage utilitaire. Il s’agit d’abord des canaris, les récipients posés sur une branche fourchue plantée dans le sol pour le stockage de l’eau, que l’on trouve beaucoup dans la région du fleuve Sénégal ; la porosité du canaris permet à l’eau de garder toute sa fraicheur.

Il y a ensuite les « ande », petits récipients qui reçoivent des cendres et des braises pour faire brûler l’encens (le tiouraye  ), qui réchauffe la pièce durant la saison froide et parfume les vêtements.

Si vous allez en Casamance, ne manquez pas les potières d’Edioungou, à côté d’Oussouye. Elles accueillent les visiteurs au sein de leurs ateliers en plein air, présentent leurs collections et proposent des démonstrations.

Les pièces d’étoffe appelées « pagnes tissés » ou en wolof « serru rabal » sont les objets les plus soignés de la maison sénégalaise. Véritables trésors des femmes, bien gardés, parfumés à l’encens, ils sont chargés de symboles, et présents à chaque temps fort de la vie, de la naissance à la mort. Ils sont toujours utilisés comme bouclier contre le mal : regard jaloux, vent froid, paroles et invocations négatives …

> www.destinationsenegal.com/tesss.htm

> Le marché artisanal de Soumbédioune
> Visite au marché artisanal de Soumbédioune
> Séni Camara, de songes et d’argile

Environs de Dakar : hôtel, campements et résidences

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Friday, January 3, 2014

Raid Teranga 250 : une course au rythme de vos souffrances

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2014-01-02T10:03:45+00:00 http://www.au-senegal.com/raid-teranga-250-une-course-au-rythme-de-vos-souffrances,6940.html 2 janvier 2014

Entre Kayar et M’Boro ce ne sont pas les difficultés du terrain qui mettront les organismes à rude épreuve mais bel et bien le profil de ces deux étapes. Le long de l’océan pour l’une et sous la ligne haute tension pour l’autre. Deux moments dont se souviennent les concurrents de 2013.

« Tout le long de l’étape de la plage (Kayar-M’Boro) je me suis mis dans ma bulle et je me suis laissé bercé par les bruits des vagues et la brume sur la plage. C’était magique ! » Bob était enchanté ainsi que Flo, notre seule féminine.

« Cette étape entre Kelle et Louga, sous la ligne haute tension est une horreur. J’ai cru mourir plusieurs fois et je n’en pouvais plus de compter les pylônes. Cette étape entretiendra la légende de cette épreuve. Le genre d’étape qu’on déteste mais qui nous attire en même temps. » Yvon résume bien, à lui seul, la difficulté du Raid Teranga   250. Un savant mélange des genres.

Et une fois l’épreuve finie et le pont Faidherbe franchi, on se dit avec fierté et humilité : je l’ai fait !

Entre les 8 et 14 mars 2014, il faudra du courage certes mais aussi une bonne dose d’inconscience pour venir se mesurer aux pistes du Raid Teranga 250. Mais c’est aussi ainsi qu’on entre dans la légende....

Selon la formule choisie (Open ou Élite) vous serez chouchouté ou bousculé mais vous resterez égaux devant la souffrance.